Actu fiscale/sociale
Quelles sont les échéances fiscales à ne pas manquer au 4e trimestre 2026 ?
Le dernier trimestre de l'année est souvent le plus chargé sur le plan fiscal. Entre les acomptes d'impôt sur les sociétés, la cotisation foncière des entreprises et les déclarations de TVA, mieux vaut anticiper pour éviter les pénalités de retard. Voici les échéances à retenir pour ce quatrième trimestre 2026, pour une entreprise dont l'exercice coïncide avec l'année civile.
Le 4e acompte d'impôt sur les sociétés (IS)
Les sociétés soumises à l'IS et clôturant leur exercice au 31 décembre doivent verser leur quatrième et dernier acompte au 15 décembre 2026. Cet acompte est calculé sur la base de l'impôt dû au titre de l'exercice précédent. Si votre exercice ne coïncide pas avec l'année civile, l'ordre et les dates de vos acomptes diffèrent : n'hésitez pas à nous solliciter pour vérifier votre calendrier propre.
La cotisation foncière des entreprises (CFE)
Le solde de la CFE doit être réglé à la mi-décembre. Si le montant dû dépasse 3 000 €, vous avez normalement déjà versé un acompte en juin ; le solde restant est à régler avant la même échéance de décembre. En-dessous de ce seuil, c'est en une seule fois que la CFE est due sur cette période. L'avis d'imposition est mis à disposition en ligne sur votre espace professionnel impots.gouv.fr courant novembre — pensez à le consulter, aucun avis papier n'est envoyé.
Les déclarations de TVA
Si vous êtes au régime réel normal, vos déclarations mensuelles (CA3) restent dues chaque mois, généralement entre le 15 et le 24 du mois suivant, selon votre numéro SIREN. Si vous êtes au régime réel simplifié, le second acompte semestriel de TVA est à verser en décembre.
Ce qu'il faut retenir
Ce calendrier concerne les cas les plus courants ; il peut varier selon votre statut, votre régime de TVA ou la date de clôture de votre exercice. C'est précisément le rôle de votre expert-comptable que de sécuriser ces échéances pour vous, sans que vous ayez à les suivre vous-même au jour le jour.
Une question sur votre propre calendrier fiscal ? Parlons-en directement.
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Création d'entreprise
SASU ou EURL : quel statut choisir pour votre création d'entreprise ?
C'est l'une des premières questions que se posent les entrepreneurs qui se lancent seuls : SASU ou EURL ? Les deux statuts permettent de créer une société unipersonnelle, mais leurs implications fiscales, sociales et juridiques diffèrent sensiblement. Voici de quoi éclairer votre choix.
Le statut social du dirigeant, la vraie différence
C'est le critère le plus structurant. Le président d'une SASU relève du régime général de la Sécurité sociale, comme un salarié — avec une protection sociale plus complète, mais des cotisations sociales plus élevées, en particulier sur les dividendes. Le gérant associé unique d'une EURL relève, lui, du régime des travailleurs non-salariés (TNS) : des cotisations sociales plus légères, mais une couverture sociale moins étendue.
La fiscalité des bénéfices
Par défaut, la SASU est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), et l'EURL à l'impôt sur le revenu (IR) — bien que les deux statuts permettent d'opter pour le régime inverse sous certaines conditions. Ce choix a un impact direct sur votre niveau d'imposition selon votre situation personnelle et le montant de vos bénéfices.
La flexibilité pour évoluer
La SASU s'adapte plus naturellement à une évolution vers plusieurs associés (elle devient alors une SAS), avec une grande liberté de rédaction des statuts. L'EURL, elle, devient une SARL en cas d'entrée d'un nouvel associé, avec un cadre juridique plus encadré par la loi, donc moins flexible sur certains points, mais parfois plus rassurant pour un créateur qui découvre l'entrepreneuriat.
Quel statut pour quel profil ?
- Si vous visez une croissance rapide, une levée de fonds ou l'arrivée d'associés à court terme : la SASU offre plus de souplesse.
- Si vous cherchez à limiter vos charges sociales en phase de démarrage et que la couverture sociale TNS vous convient : l'EURL peut être plus avantageuse.
Il n'existe pas de bon choix universel : tout dépend de votre projet, de votre situation personnelle et de vos objectifs à moyen terme. C'est un point que nous prenons le temps d'étudier avec chaque créateur avant l'immatriculation.
Vous hésitez entre ces deux statuts pour votre projet ? Échangeons-en.
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Pilotage du dirigeant
3 indicateurs à suivre chaque mois pour piloter votre entreprise
Beaucoup de dirigeants découvrent la santé réelle de leur entreprise... au moment du bilan annuel. Trop tard pour ajuster le tir en cours d'année. Voici trois indicateurs simples, à suivre mensuellement, pour garder une vision claire de votre activité et anticiper plutôt que subir.
1. La trésorerie disponible
C'est l'indicateur le plus vital, et pourtant souvent le moins suivi en continu. Une entreprise rentable sur le papier peut se retrouver en difficulté si sa trésorerie se tend — décalages de paiement, charges saisonnières, investissement mal anticipé. Un suivi mensuel de votre trésorerie, avec une projection sur les 2 à 3 mois suivants, permet de repérer les tensions avant qu'elles ne deviennent critiques.
2. La marge par activité ou par client
Le chiffre d'affaires global masque souvent des disparités importantes : certains clients ou certaines prestations sont plus rentables que d'autres. Suivre votre marge, activité par activité, vous permet d'identifier ce qui tire réellement votre rentabilité vers le haut — et ce qui, au contraire, la pénalise sans que vous vous en rendiez compte.
3. Le poids des charges fixes
Loyer, salaires, abonnements, assurances : ces charges tombent chaque mois, qu'il y ait ou non de l'activité en face. Connaître précisément votre seuil de rentabilité mensuel — le chiffre d'affaires minimum nécessaire pour couvrir ces charges fixes — vous donne un repère clair pour piloter vos décisions commerciales et d'investissement.
Pourquoi un tableau de bord change la donne
Suivre ces indicateurs à la main, mois après mois, est chronophage et source d'erreurs. C'est précisément l'objet de notre accompagnement en conseil du dirigeant : un tableau de bord clair, mis à jour régulièrement, pour que ces chiffres deviennent un outil de décision plutôt qu'une contrainte administrative.
Vous voulez y voir plus clair sur le pilotage de votre activité ? Parlons de vos besoins.
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SCI & patrimoine
SCI à l'IR ou à l'IS : quelles différences pour votre fiscalité ?
Si vous envisagez de créer une SCI, l'un des premiers choix à faire — et l'un des plus structurants — porte sur son régime fiscal : impôt sur le revenu (IR) ou impôt sur les sociétés (IS). Ce choix a des conséquences directes sur votre fiscalité, votre comptabilité et, à terme, sur la revente du bien.
La SCI à l'IR, le régime par défaut
Sauf option contraire, une SCI est soumise à l'IR : les bénéfices sont directement imposés entre les mains des associés, au prorata de leurs parts, dans la catégorie des revenus fonciers. La comptabilité reste relativement simple — une comptabilité de trésorerie suffit dans la majorité des cas. C'est le régime le plus courant pour les SCI familiales de gestion patrimoniale.
La SCI à l'IS, une fiscalité différente
En optant pour l'IS, la SCI est imposée directement sur ses bénéfices, comme une société commerciale classique. Cette option permet notamment d'amortir le bien immobilier, ce qui peut réduire significativement le résultat imposable les premières années. En contrepartie, la comptabilité devient une comptabilité d'engagement complète, plus lourde, et la revente du bien est soumise au régime des plus-values professionnelles — souvent moins favorable que le régime des plus-values des particuliers applicable à l'IR.
Quel régime pour quel projet ?
- Pour une SCI familiale destinée à gérer et transmettre un patrimoine sur le long terme, sans intention de revente rapide : l'IR reste généralement plus adapté.
- Pour un projet d'investissement locatif avec un objectif de rentabilité optimisée sur la durée de détention, et sans revente à court terme envisagée : l'IS peut présenter un intérêt réel, à condition d'anticiper l'impact sur une éventuelle sortie.
Un choix qui s'anticipe, pas qui se rattrape
Le passage de l'IR à l'IS est possible, mais il est irréversible. C'est un choix qui mérite d'être posé avec votre expert-comptable dès la création de la SCI, en tenant compte de votre projet patrimonial global et pas seulement de la fiscalité immédiate.
Vous montez une SCI ou vous vous interrogez sur son régime fiscal ? Échangeons sur votre projet.
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